L’intervention du Président de la République a apporté des nouvelles que beaucoup attendaient, mais de nombreuses questions restent en suspens.

Le confinement est appelé à durer jusqu’au 11 mai, sans que nous sachions si nous pourrons, après le 11 mai, reprendre toutes nos activités, en particulier nos rassemblements dominicaux et nos fêtes. Nous ne savons pas si nos églises pourront de nouveau être ouvertes pour accueillir les messes dominicales, les mariages, les baptêmes, les funérailles, les premières communions, les confirmations et les professions de foi. Y aura-t-il un nombre maximum de participants au-delà duquel il ne sera plus possible de célébrer, nous ne le savons pas.

Notre évêque nous dit :

Le confinement dû à la pandémie nous rappelle que la résurrection du Christ n’a pas balayé d’un coup de baguette magique toutes nos épreuves ; cependant nous savons désormais que le Christ les habite et les féconde de sa vie nouvelle de Ressuscité

La joie du temps pascal est donc à vivre autrement, plus intérieure ; pour la vivre, il nous faut découvrir les sources profondes et les vastes horizons que la résurrection du Christ nous fait atteindre par la foi, l’espérance et la charité. Cela demande un cœur qui cherche, un cœur qui a soif des eaux de la vraie vie. Notre Pâque n’est pas achevée par la fête de la Résurrection de Jésus. Celle-ci n’est pas un retour à la vie d’avant sa mort, nous le savons ; alors comment aider nos frères et sœurs chrétiens à déployer la vie nouvelle, dans les conditions du confinement ?

A chacun d’entre nous de rechercher comment déployer et partager cette vie nouvelle.

Avec confiance, avançons pas à pas, comme Abraham vers une destination inconnue, mais certain de la présence du Ressuscité à nos côtés.

Le Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité !

P Jean